L’effectif villeurbannais, et plus encore le groupe composé des 5 joueurs majeurs (qui ne constituent que rarement le ” cinq majeur ” qui commence la partie, il s’agit là d’une spécificité Tanjevicienne) a subi d’importants changements entre la mi-août, juste avant le stage de reprise à Bormio et ce début d’année 2002.

Afin de se remémorer la situation estivale, voici en flash back la composition de l’Asvel à la mi-août :
Poste 1 : Firic/Ade Mensah/Hill (ça n’est qu’à son retour de Turquie que Tanjevic s’apercevra qu’il est plutôt un ” 2 “)
Poste 2 : Mrazek
Poste 3 : Bonato/Radulovic/Sy
Poste 4 : Antoniadis/Bilba (le divorce n’était alors pas prononcé)
Poste 5 : Frigout/McGhee/Nees

On notera également l’absence d’Hoffman de cette liste, puisque le danois était encore à cette époque sur la liste des joueurs à transférer, et n’entrait pas du tout dans les plans de Tanjevic, qui finira malgré tout par l’intégrer dans sa rotation.

Ce fut ensuite la valse des départs : Bilba d’abord, qui ne vint jamais au premier entraînement, qui ne voulait plus honorer sa dernière année de contrat et qui signa finalement en faveur de l’AEK. Antoniadis qui partit sans qu’on ne connaisse sa valeur, faute de l’avoir vu jouer, et McGhee qui ne souffra par contre pas de cette discrétion forcée. Vint ensuite le tour de Firic, dont le départ ne fut que la confirmation pratique d’un état de fait avéré depuis le début de la saison.

Vujcic vint afin de renforcer le secteur intérieur après le départ de McGhee, Petrov fut engagé pour palier à l’absence de meneur ” de 5 ” (Hill étant plutôt ” poste 2 “, et Ade Mensah étant plus un back-up, souffre douleur à ces heures, qu’un joueur ” majeur “), et ce dans le cadre d’un contrat court. Celestand fut embauché pour les mêmes raisons, et le jeune Petrov ne dut alors sa reconduction qu’aux pépins de santé de ses co-équipiers extérieurs (Mrazek, intermittent de la mène, blessé, Ade Mensah opéré). Pendant ce temps, Firic trouvait finalement preneur Outre Rhin.

A l’heure de croquer la galette, l’effectif qui résulte de ces chamboulements, est donc le suivant :
Poste 1 : Celestand, Ade Mensah, Petrov (jusqu’à la fin du mois)
Poste 2 : Hill, Mrazek
Poste 3 : Bonato/Radulovic/Sy
Poste 4 : –
Poste 5 : Frigout/Nees/Vjucic

Même si ce collectif obtient de bons résultats, même si Bogdan Tanjevic est réputé pour demander de la polyvalence à ses joueurs (Amara Sy saura en témoigner), même si le Poste 1 se trouve rééquilibré – l’Asvel a compté jusqu’à 4 meneurs ” de métier ” (Ade Mensah, Firic, Petrov, Celestand) et 2 suppléants en la personne de Mrazek et Hill – il est indéniable que le secteur intérieur apparaît, après cette première partie de campagne nationale et européenne, comme le maillon faible de l’organisation villeurbannaise.

Notre énumération, poste par poste, est, par sa rigidité (puisque nous ne tenons pas compte ici des ” décalages ” possibles de tel ou tel), implacable. Si dans les faits, Coach Tanjevic compense l’absence de poste 4 par un décalage de Radulovic (avec succès, comme face a Pau), ou de Sy (avec ridicule, parfois, dans les confrontations d’Euroleague, face à Tusek ou Tomasevic), il n’en reste pas moins vrai, que l’Asvel évolue sans intérieur au sens strict du terme.

… ou du moins dispose-t-elle d’un ” poste 4 ” de haut niveau européen, mais qu’elle utilise au ” poste 5 “. N’oublions pas, en effet, que Nikola Vujcic est un 4 de nature, qui se retrouve quelque peu ” contrarié ” (du moins sportivement parlant !) de jouer au poste 5. Si il y réussit bien, nombreux sont ceux qui seraient curieux de le voir évoluer un match ou deux à son poste naturel.

Dans cette hypothèse, avec un 4 qui joue 4, on peut parfaitement envisager, pour la rotation, une intervention de Sy ou Radulovic, en fonction du profil de l’équipe adverse (Sy avait ” bien marché ” à l’intérieur contre l’AEK, Radulovic ” libéré ” du marquage au poste 4 avait fait des merveilles face à Pau). David Frigout peut aussi assurer ce poste, par séquences.

Le décalage de Nikola Vujcic à son poste naturel, ne laisserait que les vaillants Frigout et Nees au poste 5. Bien que bourrés de qualité, on constatera par nécessité de pragmatisme que les rôles de second et troisième pivot leur étaient initialement acquis, derrière un pivot américain, Thalamus McGhee, en l’espèce. Vujcic a été affecté au poste 5, pour en remonter le niveau moyen, après que Bogdan ait convenu qu’il ne pourrait pas ” vivre toute sa vie ” avec Thalamus.

Par ces raisonnements à l’emporte-pièce, mais avouez-le, emprunts d’une certaine logique, on en arrive au constat que Bilba n’a jamais été remplacé, que Vujcic a remplacé McGhee, que l’Asvel a un poste 4 draftable, qui est utilisé en 5.

En poussant le raisonnement jusqu’à son terme, il semblerait ” naturel ” que l’Asvel recrute un pivot ” de formation ” (n’y a t’il pas eu, comme l’indiquait Maxi Basket, une approche de Besok par Villeurbanne ?).

Voilà bien des suppositions, des ” si ” et des ” peut-être ” qui feraient friser, sous la colère, la moustache de Bogdan Tanjevic, s’il l’avait gardée. Faut il être outrecuidant (voire ” vaguement poujadistes ” comme on dit chez VSD) pour commenter, débattre, et réfléchir sur la composition de l’effectif villeurbannais, sur ce qu’il serait bon de faire ou de ne pas faire, alors que l’on est simple supporter, simple spectateur ?

La trêve hivernale, le parcours européen, l’abus d’hydrocarbures vinicoles constitueront, c’est à souhaiter, une circonstance atténuante, dans ce flagrant délit de ” Réflexions autour de l’effectif villeurbannais sans diplôme de coach ” (ce qui s’avère très vilain, du moins c’est ce qui se dit parfois).

Voilà comme on s’égare. Il y a donc, en toute logique, de la place pour une recrue virtuelle. Cette recrue serait donc ” pivot majeur “, aurait un passeport européen puisque l’Asvel a d’ores et déjà son quota d’américains (Hill/Celestand). Cela peut se tenir.

Le fait que Petrov n’ait vu son contrat reconduit que pour un mois, n’est il pas révélateur d’une volonté de recrutement ? A moins bien entendu que le problème soit financier, comme le laissait entendre Bogdan Tanjevic, qui rapportait des difficultés, déjà pour le renouvellement du contrat de Simon.

Qu’est ce qui pourrait empêcher l’Asvel d’effectuer ce recrutement qui nous paraît si logique (au risque de nous tromper, ce qui n’est pas bien grave, et au risque que le Grand Tanjecrique ne nous croque, ce qui est plus embêtant !) ?

Le problème pourrait être de nature financière. En effet, même si l’Asvel disposait du plus gros budget de Pro A avant d’entamer la saison, elle a du composer avec bien des déconvenues, comme nous l’avons rappelé. Les ” erreurs de casting ” coûtent cher, il faut indemniser le joueur et son agent. De plus l’Asvel a été obligé de faire se chevaucher des contrats : Firic par exemple a été meneur salarié du club alors que Petrov et/ou Celestand bénéficiaient du même statut à la différence près qu’ils foulaient le parquet (et nous faisons ici abstraction de la Mascotte de l’Asvel (notre photo), ” coupée ” (sans anesthésie) après deux matchs, quel grand malheur).

On peut donc supposer, alors que rien ne le laissait sportivement paraître, que l’Asvel a vécu non pas au dessus de ses moyens bien que Didier Rose (qui est assurément un honnête homme, à qui on ne pourrait reprocher, tout au plus, que de porter la poisse) soit prestataire, mais au dessus de son plan de marche budgétaire.

Il est légitime, au passage de s’interroger sur les accords financiers entre les ” remerciés ” et leur club. Si chacun d’eux a trouvé un club (et que c’était même un préalable obligatoire au départ de certains d’entres eux), ceux ci étaient en droit d’exiger, c’est légitime, de ne pas avoir à pâtir de cet arrêt de collaboration anticipé. Il serait logique, une fois encore (décidément, 2002 sera ” logique ” ou ne sera pas !) que si le salaire proposé par le nouveau club est inférieur au salaire contractuellement acquis auprès de l’employeur Asvel, le complément soit versé par la vieille dame.

Sommes nous dans l’erreur de penser que les moyens de Cadix, club espagnol de seconde zone, sont inférieurs à ceux de l’Asvel ? Que Cadix aura du mal à donner à Peter Hoffman ce qu’il aurait gagné en continuant à s’entraîner avec les espoirs villeurbannais ?

Avons nous ” tout faux ” de nous poser la même question au sujet des nouvelles amours entre Gordan Firic et son club de Hanovre qui ne fait pas partie de l’élite teutonne ? Qu’une fois encore c’est Mémé qui verse pour que le petit puisse jouer (le tout étant que ça soit loin, dès fois qu’il soit bon comme en équipe nationale).

Il n’y aurait rien d’étonnant à ce qu’à l’instar des gens de théâtre, la ” mauvaise troupe ” villeurbannaise évolue dans un cadre du ” basket subventionné ” (par le club d’origine, en l’occurrence).

Il est donc clair, si nos supputations financières sont avérées, qu’un recrutement ne pourra se faire qu’après une période de diète budgétaire, qu’après un régime ” sec ” durant quelques mois, permettant de rééquilibrer en dépensant moins que prévu durant quelques mois, afin de compenser le surplus de dépenses du début de saison. Ou alors faudrait il disposer d’une rallonge budgétaire, ce qui n’est pas impossible aux vues de l’exercice précédent, ou quelques 0,46 ME (3 MF pour les anciens qui nous lisent) avait été réinjectés.

L’Asvel a libéré des joueurs, et en libèrera sans doute encore (on pense ici à ce brave Petrov). La rumeur prêtait à l’Asvel de chercher un pivot (Besok, Radojevic (big man en provenance de NBA)), il y a peu encore. L’Asvel a sans doute une carence intérieure. L’Asvel a remplacé son ” 5 ” américain par un ” 4 ” européen (jouant ” 5 “), et n’a pas remplacé son ” 4 ” emblématique, Jim Bilba, compliqué ? Mais permettant d’arriver à la conclusion indubitable suivante :

La logique veut que l’effectif villeurbannais soit complété par un pivot dans les semaines qui suivront le départ de Petrov … Ou un intérieur … quoi qu’avec un meneur shooteur … ou un ailier (si on décale Radulovic et Sy au poste 4, l’aile est déplumée !) … A moins de tout laisser en l’état …

Un petit mot suffit pour tout changer … 2002 sera logique, ou ne (le) sera pas …


Article tiré des archives de Valérie Fiastre

Archives 2001 : La Sig met l’Asvel en panne

L’Astroballe avait enfin fait le plein pour l’AFFICHE de la Pro A, entre l’Asvel et Strasbourg, le leader recevant son dauphin. Et l’affluence présentait l’originalité d’avoir attiré des spectateurs de toute la région Rhône-Alpes, avec des centaines de visiteurs de la Drôme, de l’Ardèche, de Savoie ou même de haute-Savoie, un public qui allait avoir les yeux de Chimène pour les 2 équipes, mais qui ne serait pas très “supporter”.

Les acteurs, eux, n’allaient pas pour autant se livrer à une exhibition !

Le match-aller n’avait eu lieu que 5 semaines avant la confrontation du 14 avril, et il avait laissé un goût de “revenez-y” aux strasbourgeois qui n’avaient été battus que suite à une prestation inouïe de B. Edwards et J. Bilba.
Jim, malheureusement, n’aura pas eu le loisir de réediter cette performance, puisque pas encore rétabli de son angine.

Keith Jennings et Brian Howard ont reçu, sans surprise, un accueil diamétralement opposé : Jennings ne s’est pas fait pardonner d’avoir fait faux-bond à l’Asvel la saison passée, la “classe” de Brian est en revanche bien fraîche dans les mémoires villeurbannaises.

Bill, lui, attaquait “pied au plancher” pour être l’homme de la 1ere moitié du match en survolant très nettement les débats avec 22 points inscrits.

L’affiche tenait toutes ses promesses, nous laissant admiratifs de la qualité de jeu proposée de part et d’autre : Intensité défensive, rigueur en attaque, les 2 équipes leader ne le sont pas par hasard, tant les collectifs sont denses ! La cerise sur le
gâteau, donc, ce sont les géniales inspirations des “stars” de la soirée, côté strasbourgeois Jennings, côté villeurbannais Edwards.

42-39 à la pause, l’Asvel faisait la course en tête, mais Strasbourg était en embuscade.

Dès l’entame du 3ème 1/4-temps, la défense alsacienne montait en régime, et Mc Curdy devenait le chien de garde de Edwards, bien aidé par Howard notammant.

Il aurait dès lors fallu trouver à l’Asvel d’autres arguments dans la rotation. Las, la machine verte se mit à connaître de gros ratés en attaque, un “coup de barre” fatal contre lequel la Green-team n’eût plus que son courage à proposer. Physiquement atteinte, elle ne faisait plus que de la résistance. Un temps soutenue par le public de l’Astroballe, elle tînt encore jusqu’au début du dernier 1/4-temps, mais ensuite ce fût la panne sèche : 0 sur 8 à 3 points malgré les multiples changements et les tentatives de placer Hoffman, Pluvy ou Pachoutine dans de bonnes positions de tir, le pourcentage allait chuter irrémédiablement. La confiance gagnait les Jennings et Forte qui concrétisaient la domination strasbourgeoise à la marque.

C’était “garbage time”, les sourires apparaissaient sur les visages alsaciens.

Chapeau Messieurs !

Comble de malchance, alors que l’affaire était entendue, Pluvy se donnait une entorse qui le privera sans doute de la suite en Suproleague.

Voilà qui est clair, Strasbourg fera assurément un beau finaliste, voire même un beau prétendant au titre de la Pro A, au vu de cette soirée; mais elle le mérite après un début de saison catastrophique qui semble bien loin maintenant !

L’Asvel n’a pas préparé au mieux son match en Russie, mais elle y récupèrera heureusement Bilba et Bonato, alors…

Certes, il n’est pas agréable de perdre, mais contre des adversaires de cette trempe, talentueux et gentlemen, ce serait presque un plaisir.

Bravo Strasbourg. Allez, c’est sûr, on se reverra…


Repartagé par Stéphane Cardarelli

Archives 2001 : L’Asvel gagne mais …

Avec le printemps, qui se fait un peu désirer à Lyon, arrive pour nous une somptueuse série à l’Astroballe avec des affiches toutes plus alléchantes les unes que les autres.

Ce Asvel / Chalon en a été la 1ère, elle sera suivie de la venue de la redoutable et ambitieuse SIG le 14 avril, puis du “moment de vérité” en Suproleague jeudi 19, et enfin du choc face à Pau à la fin du mois.

Nos joueurs, eux, rajouteront à ce très indigeste menu leur plat de résistance en se déplaçant en Russie et à “Antarès” (le Mans)… OUF !

Alors bien sûr le Championnat ne se jouait pas mercredi dernier, ni pour les “Verts”, ni pour nos voisins de l’Elan.

Mais ce match n’a pas été loin de “sentir” le derby. Car la courte histoire commune entre Villeurbanne et Chalon qui se connaissent parfaitement présente la particularité de voir rarement l’hôte l’emporter; on se souvient en effet que les “Rouges” restaient sur 2 succès de rang à l’Astro.

Il n’était donc pas question de “lâcher” à nouveau à ce moment important de la saison où la fameuse confiance prend toute sa dimension de “capital”.

On peut déplorer la programmation d’une telle affiche à 20 heures un soir de semaine, la salle sonnant très creux à 5 minutes du coup d’envoi, alors qu’elle affichait presque complet vers 20 h 15, le temps pour l’Asvel de prendre les commandes vers la fin du 1er 1/4-temps.

Mais les nombreux supporters chalonnais étaient (enfin) installés, et l’ambiance pouvait monter d’un ton en même temps que l’engagement de cette partie, qui tiendra donc toutes ses promesses :

Les duels (dans la raquette) Gulyas-Giffa-Ostrowski tour à tour face à Garces-Blöm-Frigout; les “numéros” des solistes Edwards et Owens, la maîtrise des Jackson et Sciarra ont été de toute beauté.

les coaches se sont chargés d’ajouter s’il en manquait un peu de pression au bord du parquet.

Cela s’est donc joué à très peu de choses, la perte de la possession suivie d’une faute technique du pauvre S. Jackson n’ayant scellé le sort de la partie que dans sa dernière minute.

On peut donc en conclure, au vu du soulagement éprouvé dans les gradins de l’Astro, que ce n’est bien qu’une bataille remportée-là par l’Asvel, mais pas la guerre ! On retrouvera sans doute ces chalonnais à l’heure de vérité, et cela nous promet à coup sûr un sacré derby !

Moi, j’en salive d’avance…


Une republication de Stéphane Cardarelli

Archives 2001 : Le rythme s’accélère encore !

C’est un calendrier démentiel qui attend l’Asvel en cette deuxième quinzaine du mois d’avril.

En 17 jours, la green team va en effet disputer 6 ou 7 rencontres (soit un match tous les deux jours et demi !). Et quels matchs !

Les 17, 19 et 26 avril éventuellement, rencontres couperet sans droit à l’erreur, ça passe ou ça casse, l’ASVEL affronte le CSKA Moscou en ¼ de finale de la Suproleague avec une participation au final four de Bercy en ligne de mire. Cela représente bien plus que le simple fait de passer un tour supplémentaire dans la compétition majeure de la FIBA. Le final four c’est la reconnaissance finale, la considération de Villeurbanne comme grand club européen aux yeux de ses pairs et des instances dirigeantes européennes, et l’exposition médiatique sous les feux de l’actualité, tellement appréciable quand il s’agit de déjà négocier avec les partenaires et sponsors pour la prochaine saison.

Une importance telle donc que l’Asvel se devrait d’y consacrer toute son énergie.

Surtout qu’en championnat la première place de saison régulière est acquise.

Oui mais voilà, les rencontres de Pro A qui attendent la green team sur cette même période ne supporteront aucun relâchement non plus. Villeurbanne va en effet affronter … rien de moins que ses 4 poursuivants immédiats, et cela successivement : Chalon le 11, Strasbourg le 14, Le Mans le 21 et Pau le 28 !

Au delà même du classement, il s’agit à la fois de ne rien lâcher et surtout de marquer ces adversaires que l’Asvel retrouvera très probablement dans les derniers tours de Play Off.

Yann Bonato a cette semaine intégré l’entraînement collectif de l’Asvel et non plus en individuel.

Tant mieux car l’équipe va vite avoir besoin de tout son effectif opérationnel …

Archive retrouvé par Stéphane Cardarelli

Archives 2001: Ils l’ont fait !

C’est l’enfer qui était promis à l’Asvel lors de ce match d’appui à Belgrade.

Et le fabuleux public du Pionir aura pleinement joué son rôle pour y contribuer.

Mais à l’arrivée, rien ne semblait pouvoir empêcher la Green Team de gagner son paradis ce soir.

Emmenés par un Jim Bilba stratosphérique (22 points dont 6/9 à trois points et 23 d’évaluation), merveilleusement secondé par un David Frigout capital (19 points à 9/15, 10 rebonds et 24 d’évaluation), Villeurbanne réussit l’exploit de s’imposer là ou seul le Maccabi avait triomphé cette saison.

Une fois n’est pas coutume, ce sont donc les deux seuls intérieurs valides et qualifiés de l’Asvel qui terminent meilleurs marqueurs de cette rencontre.

Et l’intelligence de Frigout, retenant la leçon du match 1, gérant à merveille ses fautes, ou l’absence de fautes plus précisément, pour pouvoir à l’arrivée rester 38 minutes sur le parquet, aura été l’un des éléments décisifs de cette rencontre.

Et si Edwards aura été plus effacé qu’à l’accoutumé en attaque, sa performance du jour se situe ailleurs. En face, Beric, la grande star locale, l’homme à maîtriser coûte que coûte, rend au final une piètre fiche de stats (14 points à moins de 50% et 9 d’évaluation) : Bill est passé par là …

Le match aura été un superbe mano à mano pendant 40 minutes. L’Asvel aura parfois plié, laissant le Partizan soit s’echapper (-10 peu avant la pause), soit revenir à l’entame du dernier quart lorsque les arbitres oublieront de siffler quelques fautes évidentes sous la pression du public, mais l’Asvel n’aura jamais lâché.

Et à l’arrivée, tout est dit dans la déclaration du coach Belgradois à la fin du match : “La meilleure équipe s’est qualifiée”.

Tout simplement.

L’Asvel se retrouve pour la quatrième fois en cinq ans en ¼ de finale de la compétition européenne majeure.

Tout simplement … prodigieux.

Chapeau bas Messieurs.

Un article republié par Stéphane Cardarelli

ARCHIVES 2001 : Une défaite sans (grande) conséquence

Le Paris Basket Racing a eu raison de l’ASVEL lors de la 23ème de championnat, l’emportant 71 à 66 malgré les trois points répétés de Laurent Sciarra et la combativité de David Frigout. Présent au rebond, au contre et en attaque, le champion d’Europe n’aura rien pu faire contre le grand match d’un Jean-Marc Kraidy retrouvé et d’une équipe locale très solide.

Intronisé dans le cinq majeur par Ron Stewart alors que Mirsad Turkcan restait sur le banc, JMK sautait sur tous les ballons, attaquait le panier et tirait de loin. Tout lui réussissait lors d’un premier quart temps conclut sur le score de 17 à 9 en faveur des Parisiens. Côté Villeurbannais, personne pour maintenir le bateau à flot.

Le deuxième quart temps sonnait le réveil des visiteurs notamment par Sciarra et Pluvy derrière les 6,25 mètres tandis que Diarra était bien seul pour répondre. La mi-temps arrivait à temps pour les Parisiens, menés 29 à 28.

Décisif, le troisième quart temps allait voir les deux équipes se rendre coup pour coup par l’intermédiaire d’un Sciarra auteur de trois ” triples ” et d’une interception. Paris répondait collectivement par Henderson au contre sur un Garces muet, Paker et King avec des paniers plus faute et Turkcan à trois points.

Mais Frigout ne voulait rien céder après ce quart temps affichant 52-44 pour les joueurs de la capitale. Bill Edwards se réveillait vaguement mais il était trop tard. Frankie King, Turkcan et Kraidy continuait leur travail de sape qui faisait même perdre sa chaussure à Bilba, bien maladroit et un peu gourmand à trois points. A 69-65 et 30 secondes à jouer, Edwards perdait la balle, symbole d’une ASVEL bien terne à la recherche de ses deux leaders habituels, Garces ayant réalisé son premier mauvais match . Mais peut-être les esprits étaient-ils déjà tournés vers Belgrade ?

Archive 2001 : Dans Enjeu il y a jeu

Et une saison de basket sans play-off, c’est long comme un jour sans pain.

Soyons donc honnêtes, cette 1ère phase de la (seule et unique ?) Suproleague à 20 clubs ne nous aura donc jamais emballés, et pas le public de l’Astroballe, qui accédait au 1er de ces matches-couperets plutôt libéré, même s’il n’est pas venu en masse encourager l’Asvel.

Cependant, la ferveur était de retour dès le coup d’envoi; car nos joueurs, vexés de la tournure du scenario du match-aller, avaient décidé de laver l’affront.

Et leur motivation, leur concentration faisait plaisir à voir.

Nos adversaires ont abordé cette rencontre en employant une bien curieuse stratégie : Beric, Bulatovic et Canak sur le banc jusqu’au 2ème 1/4-temps. Faut-il y voir de la suffisance, de l’insolence même, ou bien tout simplement un inconscient excès de confiance ?

Coach RUSO a sans doute la réponse, mais il est le seul.

Dos au mur, nos joueurs, eux, n’ont pas calculé… et n’ont pas fait dans la dentelle, produisant une prestation superbe, une fois libérés après une entame un peu timorée : jeu léché, actions spectaculaires, solidarité, toutes les valeurs asvéliennes ont été mises en exergue jeudi et ont fait chavirer l’Astro… et renvoyé le Partizan à ses chères études.

(Incontestablement le plus beau spectacle vu à l’Astro depuis le mois d’octobre)

+30 à l’orée du dernier 1/4 temps, la messe était dite.

Bravo à D. Frigout pour son sang-froid et ses 13 rebonds, à J. Blöm pour son adresse diabolique, à B. Edwards pour sa nouvelle démonstration de classe mondiale, aux “Lolo’s” pour leur impeccable gestion du jeu de leur équipe.

les 3 “leaders” de Belgrade sont, eux, restés muets à Villeurbanne.

On ne retiendra bien-sûr de cette soirée rien d’autre que l’égalisation à 1 partout dans cette série, mais l’Asvel a tout de même envoyé un message du côté de la Yougoslavie :

Ils ne commettront pas une 2ème bévue du tonneau de celle du game 1.

Nous retenons notre souffle jusqu’à jeudi prochain, parce que l’Asvel se rend prévenue à Belgrade comme on va en enfer… ou peut-être plutôt, au purgatoire.

Nos voeux les accompagnent, avec l’eau qui nous vient déjà à la bouche à la perspective de retrouver le CSKA dans un 1/4 de finale ayant pour enjeu un F4 !

D’autant qu’une fois de plus la preuve est faite : l’enjeu, c’est bon pour le jeu !

Allez les verts.

Archives republié par Stéphane Cardarelli

Le Blog de Stéphane Cardarelli